Je m'appelle María de Luz Mille ans (du) berceau au tombeau Mille voix se trouvent dans mon coeur Que portent les ailes de jeunesse
Je suis de mains étrangères mes enfants ne savent rien de moi Cachée au voisin(age) américan Je guarde en moi ma souffrance
Ici cette usine bruyante mes doigts font leur travail Nulle pensée de patrie ou futur Me contente de ce qu'on me donne
Ici en cette cusine en cette ville où je suis quels noms compliqués ils donnent aux 'tacos' de chez moi
Rire et aussi tristesse me donne cette vie au nord ces rêves je porte en moi-même peu-être viendront-ils un jour
Me souviens la ferme et l' bétail sourires et fierté d'antan mon autel salé par mes larmes pour toutes le Maries qu' nous sommes
Je prie pour ma mère la terre La vie et la liberté Je cherche ma soeur la justice la paix, culture et bonheur
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ta da - ta da ta ta da ta da - ta da ta ta da ta da ta ta da ta ta da ta da - ta da ta ta da |